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Sylvia, une Camerounaise à Pékin

作者 4 十二月 2017 无评论

Rétrospective – Bonjour à tous et à toutes. Je m’appelle Sylvia, Camerounaise dans sa mi-trentaine (une femme ne donne jamais son âge exact), je viens de Yaoundé, la province du centre et capitale administrative du pays. Mère d’un adolescent, je vis à Beijing. Je suis assistante comptable à l’ambassade du Cameroun.

Je voulais voir plus de l’Asie après plus de 5 ans à Tokyo. J’ai eu vent d’une opportunité que j’ai saisi, cela fait déjà plus de 4 ans. La Chine est un pays qu’on oublie pas facilement après y avoir vécu. Un grand village en ciment avec de belles infrastructures qui, derrière elles, cachent un “moins glamour” paysage. Une beauté difficile à comprendre qui reste tout de même étonnante et qui vaut la peine d’être explorée. J’aime notamment les petites ruelles “les hutong” dans lesquelles on peut trouver des petits coins merveilleux.

La communauté camerounaise de Chine

On le sait, la communauté camerounaise ici est faite en majorité d’étudiants. Avec une vague travaillant dans des secteurs privés et qui se font discrets, ainsi que de nombreux enseignants un peu partout dans le pays… Nous sommes une communauté toujours présente pour le partage. J’ai trouvé qu’entre nos deux pays, on pouvait retrouver certaines similarités au niveau individuel. Par exemple, l’importance de l’épargne et l’amour d’une bonne cuisine bien épicée.

Français, anglais, chinois

J’aurais bien voulu avoir plus d’amis Chinois pour d’abord améliorer mon mandarin, et aussi pour mieux les comprendre. J’utilise beaucoup le français et l’anglais en Chine. J’utilise le français au bureau, avec mes amis, quand je chante ou avec mes proches. La famille est bilingue et nous basculons entre le français et l’anglais spontanément Après tout ce temps, je trouve mon chinois vraiment lamentable, même si ce n’est pas l’avis des chauffeurs de taxi de la capitale…

Pour terminer, je voudrais souligner que l’inconnue a toujours été accompagnée de la peur. En tant que femme noire en Chine, le quotidien n’est pas facile, il y a beaucoup de discrimination. C’est vrai qu’au début, j’étais très frustrée, mais après quelques années, j’ai compris que c’est juste un problème d’ignorance et de mauvaise information. Aussi, quand on pense au fait que la Chine vient à peine de s’ouvrir au monde, on ne peut que mieux comprendre.

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