Arts et Lettres 艺术和文学

Peinture et 4 saisons à Suzhou

Cet article est disponible en chinois traduit par 这篇文章也有中文版本, 法译中:Xinxin

« Cette œuvre est un produit à deux pôles, il y a le pôle de celui qui fait et de celui qui regarde. Je donne autant d’importante à celui qui la regarde qu’à celui qui la fait. »

C’est par cette citation que Benj KINENGA MUSHILA, artiste peintre congolais et étudiant à l’Université d’Arts de Nanjing (capitale de la province chinoise du Jiangsu, a introduit son exposition qui a eu lieu du 1er au 20 août 2018 (expo prolongée jusqu’au mois de septembre) à Suzhou.

Cet artiste à palette riche et vive, a pu faire une brève introduction sur son quotidien, sa vie et son voyage dans le monde des idées. Racontant comment il a pu converser avec lui même pour trouver les couleurs de cette exposition intitulée : “4 saisons”.

L’auteur intervient en ces mots : « Durant mon premier hiver ici en Chine, j’ai eu tout d’abord une véritable rencontre avec moi-même. J’ai juste compris que la vie était comparable à une année. Une année composée de quatre saisons.

Le printemps est la première période de la vie. Celle-ci est faite de l’enfance, qui commence par la naissance. Après vient cette période de chaleur intense : l’été. Comparable à l’âge adulte, où nous vivons des moments très intenses et prenons des décisions par nous-mêmes. Ensuite, arrive l’automne. Une période où nous ressentons que le corps petit à petit commence à se relâcher. On acquiert suffisamment d’expérience, mais on n’a plus de force. Puis, c’est la descente vers le froid. Ce froid est simplement ce silence éternel qui nous attend à la fin de notre voyage sur terre, l’hiver.

Nous notons que l’hiver n’est pas une fin en soit, et espérons avoir un nouveau printemps dans l’au-delà. »

Dans plusieurs oeuvres, Benj KINENGA a aussi mis un accent particulier sur les réalités actuelles. Par exemple « Madame verte » ou la conservatrice de la nature. Qui maintient son corps et son environnement propre.

Dans ce tableau, Benj nous a demandé d’imaginer la plus belle figure de la plus belle femme du monde. Pour lui : « Une belle femme n’est pas simplement belle qu’au niveau du corps. Son habillement, son comportement, soit tout son être contribue aussi à la constitution de sa beauté. De la même façon, nous devons prendre soin de notre environnement ».

Il y a aussi cette toile intitulée : Au bord de l’océan. Dans ce magnifique triptyque, Benj KINENGA ne sait pas comment représenter l’être humain qui se sent si bien au bord de l’océan, mais en même temps qui veut le détruire en y jetant des matières plastiques.

« Nous devons contrôler notre puissance, le progrès technologique ne peut pas nous pousser à notre propre mort planétaire ».

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